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Pour la cinquième commémoration de l’assassinat du président martyr Rafic Hariri, il n’y a pas eu de guerre entre les Libanais. Il n’y a pas eu de lignes de démarcation. Il n’y a pas eu de combats entre religions et confessions.
Le Liban a traversé de grandes épreuves et affronté des défis terrifiants. Mais nous avons réussi à prouver, contrairement à ce que prétendaient les forces de tutelle, que nous sommes parfaitement capables de nous gérer seuls, sans sombrer dans des guerres sanglantes et des conflits sans fin.
Cela d’une part. D’autre part, bien que l’on ne puisse pas encore dire que le pays a acquis une immunité inébranlable, on peut dire en revanche que la crise du 7 mai 2008 a prouvé que grâce à un dialogue calme et un élan positif et pacifique vers l’autre, il est possible de faire taire les canons et les empêcher de mener sans fin leur travail destructeur.
Le Liban a réussi à résister à l’appel d’une guerre civile bien plus justifiée que toutes les guerres précédentes.
Telle était la nature du pari que le président Hariri nous a appris à relever. Et nous l’avons fait au-delà de toute attente.
C’est ainsi qu’il n’y eut pas de guerre civile suite au tristement fameux 7 mai. Car l’héritage du président Hariri nous a empêchés de détruire ce qui a été construit.
Beyrouth est une ville prospère. Beyrouth est protégée par l’attachement de ses fils à la vie en commun et à la solidarité pour protéger le Liban et tous ses fils sans exception et en toute circonstance
Il est certain que les Libanais, et surtout les Beyrouthins, n’ont pas oublié le nombre d’occasions tant juridiques que politiques qui auraient permis au président martyr d’accaparer le pouvoir. Mais son attachement à la vie en commun des musulmans et des chrétiens l’en a empêché, ainsi que sa foi en la diversité comme base la plus saine pour établir un Liban civilisé, un Liban nécessaire pour le monde arabe.
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